Un habitant du septième ciel

martinez fabio un habitante traducción cara sola ab 6 11

 

                                                                     Retazos criticos de la obra

                                                          Le Septième Ciel : un habitant littéraire de Paris

                                                          Entre la memoria y la imaginación: link

                                                                             Fabio Martinez, entrevistalink

                                                                             Lecture littéraire, le 7ème ciel: link

De l'autre côté du rêve

 

Luisa Ballesteros Rosas

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Dans De l'autre côté du rêve, la poésie se définit comme une arme et conscience, car la poésie en elle-même offre une justification de l'expérience, de la vie. Par le contact constant avec la nature, ses vers sont peuplés de perles, lunes, roses, feuilles et épis, dans une philosophie de l'existence, s'éloignant du contexte littéraire colombien des dernières années où, dans un langage plutôt familier, celui de la rue, la ville s'impose.

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Mercredi 10 décembre 2008 3 10 /12 /Déc /2008 00:02

 

 

La patrie 

 

La patrie

est un café

à celui qui descend,

sous un fracas de pluie,

frissonnante

en pleine lumière

d’archange suburbain,

fleurie de châtaignes,

éveillée par augures

et urgence métaphysique.

 

Changer cet absurde

troupeau de la peine

Pour des clins d’œil et des lampes à huile,

Vérité mourante,

paraboles de muses

et de voyageurs,

ou m’aider à traverser

à travers le sien,

sauver du sud au nord

les barriques.

 

  Jusqu’à l’heure incertaine

où gravite

l’aurore de l’absence

entre ses lèvres,

et la brume de l’amour

fermente les silences ;

dans le dépôt

d’une tasse à café

abandonnée.

   



La mer

« On ne se souvient pas des jours,

on se souvient des instants.

Cesare Pavese

 

 

Elle donna à la mer

sa lumière

la chanson de gondolier,

et le plaisir de la terre

fit frémir mes os

hérissant mon sang

comme un grand raz de marée

de feu et de grelots.

 

Depuis lors

tes mains frappèrent

à ma porte,

comme une exaltation

un exorcisme,

une envolée de doutes

migratoires

une oscillation d’amour

à l’hiver.

 

Elles appartiennent à l’été

mes heures les plus silencieuses

mes oublis publics

et Aphrodite était à peine

une statue dans le parc,

Quand n’accouraient pas à moi

ton corps et ton destin.

 

C’est clair,

vivre est simplement

une raison,

et un labyrinthe,

prison de minotaures

sable calciné

précipitant les pas,

oasis transparente

au fil de l’abîme.

 

La couleur est un mode

de transposition de la nuit

Et la peau, le beaume

suprème du délire,

une empreinte d’étoiles,

une clameur métaphysique.

 
Les heures mauvaises cherchent

à pétrifier la peine.

 

Et mon allégresse dort

impassible dans l’herbe.

 
                                                  Sergio Manganelli.

 

                                                                                              Traduction  par Anne Marie Brenot 




                                                Lundi

  
                                                                                                                                                          
            
 L'eau court sur les trottoirs comme rayons de lumière entre les pas.C'est lundi et il pleut, mauvaise conjonction, malgré le café et la cannelle. La vitrine est gelée, embuée des vapeurs humaines, de mots lâchés au comptoir. De la bouffée grise que renverse une cigarette saignée de rouge, sur la table d’en face. Une vapeur insipide. Des tasses à café où fume sa légèreté d'automne. Un ciel sans couleurs. Un sourire à peine dilué en courtoisie. Le journal dit toujours ce que nous ne désirons pas. Le sucre est insuffisant. Les gouttes fondent leur transparence dans l'asphalte, et chaque goutte qui carillonne est une nouvelle bulle, immédiate, fugace. Comme les heures. Les colombes qui traversent la bruine. Une cuillerée de crème ne serait pas de trop. Girondo se tord dans mon porte-documents, mord les feuilles d'une anthologie aussi pauvre que cette « matinée » de cinéma muet. Un jour de la vie pour être n’importe où sauf parmi cette collection de naufragés. Après tout, il ne sait pas non plus voler. Les mots que je n’ai pas dits s’échappent du papier. L'anxiété, le purgatoire des inquiètes âmes. Un parfum de cannelle. La « birome [1]» n'écrit pas par elle- même. Verbes qui sont des éclats sous les pieds déchaussés. La blonde tourne et reste saisie à l'infini, elle a le regard triste, et cloué qui ne sait pas voler. Dans un autre hémisphère de la vie, Neptune se met devant Mars, et ses yeux marins déshabillent la tendresse. C'est une absence de corps présent. L'horoscope suggère pour le signe du Poisson : Carpe Diem, et il l'explique avec une légèreté qui irrite. Les gens savent peu d’eux-mêmes. Jeux de miroirs, vains labyrinthes parcourus lentement. L'amour aura aussi sa plus-value. Capsules de silence. La boussole marque un nord erroné. Mille sept cents milles à l'orient de la raison il y a un port où je trouve un abri. Comment survivre dans un monde si logique. L'utopie se débat entre la magie et l'arithmétique. Sortons dans la rue vêtus de sophisme.

 

Sa joie avec un pronostic réservé. Elle finit d'amarrer mon bateau à un siècle quelconque, et je ne pense pas revenir. Cela ne ressemble en  rien à une taverne. Autre café, peut-être celui-ci contient-il la clé du mystère. Quelqu'un étend un salut à mon ombre. Il ne peut pas me voir derrière le rideau. La dame fait faire le signe de croix à la fillette, elle achève de lui creuser la cervelle avec une devinette.

 

Tout le monde se plaint du temps. Personne ne veut se mouiller la conscience. Peut-être la sincérité est-elle une vertu même si pour certains, elle leur semble violente. Je suis si convaincu de mes erreurs que je les défends avec la plus grande maladresse. Quel manque de sens pratique, c’est incurable. Il se peut qu’un jour je me fatigue d’être comme je crois que je suis et que je devienne définitivement une proposition. Le bonheur est simplement une goutte d’eau dans les flaques du dehors. La panique nous les fait franchir en sautant. En tout cas, se tromper est une fonction vitale. Le cœur supporte tout, excepté la tranquillité. Quand quelque chose t’émotionnera, cours vers le téléviseur, cela fait mal durant quelques secondes à peine, et ne repasse plus dans cette rue. L'Inquisition moderne brûle les lettres d’amour et construit des cathédrales à l’incommunicabilité collective. Chaque chose dans son casier. L'ordre avant tout. Que deux plus deux donne toujours le même résultat quadrupède. J'ai des poèmes comme autant de Chevaux de Troie, ne les laisse pas entrer. Le type de la table d'à côté éteint la cigarette cinq cents et décide de sortir. Il achève d’envelopper sa peine dans un mouchoir. Je me demande, s'il pleut aussi un peu plus au Sud, sûrement. J'imagine la phrase, les idées de la désolation. Un maître loue un coteau dans le Ciel, valable pour n'importe quelle destinée, capacité pour six cents livres, grand lit et balcon sur la Terre. Pécheurs de vanité, s'abstenir. Faisons l'amour et non la guerre, malgré les Harrier qui tombent en piqué.

 

Un laboratoire reconnu des États-Unis vient de découvrir une drogue pour la sûreté émotionnelle, avec ce vaccin, tous auront résolu la question. Rien de plus sûr que de ne pas sentir. Demain Mars s'imposera au Dieu de la Mer, et la colère du ciel tombera sur tous les mortels pris au dépourvu. Je construis des ponts suspendus à rien, je suis un piètre ingénieur.

 

Je déteste la géométrie, j’aime les éléments purs de la chimie, s'il te plaît ne respire pas près de mon oreille. Il serait bon savoir dans quel lieu le soleil s’est caché, ce matin. Un navire d'outre-mer croise le méridien fragile du désir. Je manque de volonté pour un autre café.

 

Le téléphone, cette mauvaise habitude. L'horloge est l'ancre du monde de la bienséance. Je ne peux rien dire par crainte de comprendre quelque chose. Ou peut-être, ma  frayeur suprême est dire quelque chose et de ne rien comprendre. En cas d'urgence,  cassez le verre.

 

Mais c’est clair, la vie n'est pas une partie d'échecs, et si cela était,  je donne le roi avec toutes ses armées, je me déclare échec et mat à vie, en honneur à cet instant de déroute triomphale et humaine nommée sentiment.

 

 Carpe Diem.
           

                                                                                       Sergio-Manganelli.jpg       Sergio Manganelli



[1] Birome, vocable utilisé en Argentine et en Uruguay pour bolígrafo (stylo).


                                                                                                                              Traduit par Efer Aocha
Par VERICUETOS - Publié dans : POESIE/POESIA
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 23:58

La patria

            La patria

                        es un café

                        al que desciende,

                        bajo un fragor de lluvia,

                        estremecida,

                        su plena luz

                        de arcángel suburbano,

                        florida de castaños,

                        desvelada de augurios

                        y urgencia metafísica.

 

                        A trocarme ese absurdo

                        rebaño de la pena

                        por guiños y candiles,

                        verdad perecedera,

                        parábolas de musas

                        y viajeros,

                        o ayudarme a cruzar

                        a través suyo,

                        salvar de sur a norte

                        las barricas.

 

                        Hasta la incierta hora

                        en que gravita

                        el aura de la ausencia

                        entre sus labios,

                        y el vaho del amor

                        fermenta los silencios,

                        en la borra

                        de un pocillo

                        abandonado.

                                                                        Sergio Manganelli





                            Yo sé de mar

 

                                "No se recuerdan los días,

                                 se recuerdan los instantes"

                                                                      Cesare Pavese             
                     
                        Hizo la mar
                        su luz

                        la barcarola,

                        y estremeció mis huesos

                        el goce de la tierra,

                        encrespando la sangre

                        como un gran maremoto

                        de fuego y cascabeles.

 

                        Desde entonces

                        llamaron tus manos

                        en mi puerta,

                        como una exaltación,

                        un exorcismo,

                        una bandada de dudas

                        migratorias,

                        un oscilar del amor

                        al invierno.

 

                        Fueron de estío

                        mis horas más calladas,

                        mis públicos olvidos,

                        y Afrodita era apenas

                        una estatua en el parque,

                        cuando a mí no acudían

                        tu cuerpo y tu destino.

                                                                    

                         Queda claro,

                        vivir es simplemente

                        una razón,

                        y un laberinto,

                        cárcel de minotauros,

                        arena calcinante

                        precipitando pasos,

                        oasis transparente

                        al filo del abismo.

                                                                                           

                        El color es un modo

                        de transponer la noche,

                        y la piel un supremo

                        bálsamo del delirio,

                        una impronta de estelas,

                        un clamor metafísico.

 

                        Las malas horas traman

                        petrificar la pena.

 

                        Y mi júbilo duerme

                        inmutable en la hierba.

 

                                                            Sergio Manganelli




Lunes

 

Agua que corre en las aceras, como rayos de luz entre los pasos. Es lunes y llueve, mala conjunción, a pesar del café y de la canela. La vidriera está helada, empañada de vapores humanos, de palabras sueltas en la barra. De la bocanada gris que vuelca un cigarrillo desangrado de rouge, en la mesa de enfrente. Vapor de desazón. De pocillos que humea su levedad de otoño. Un cielo color nada. Una sonrisa apenas disuelta en cortesía. El diario siempre dice lo que no deseamos. El azúcar es poco. Las gotas funden su transparencia en el asfalto, y cada repicar es una nueva burbuja, inmediata, fugaz. Como las horas. Palomas que atraviesan la llovizna. Una cucharada de crema no estaría mal. Girondo se retuerce en mi portafolios, muerde las hojas de una antología  tan pobre como esta matinée de cine mudo. Un día para estar en cualquier parte, menos en esta colección de náufragos. Después de todo, tampoco sabe volar. Palabras que no dije se escurren al papel. La ansiedad, el purgatorio de las almas inquietas.  Aroma de canela. La birome no escribe por sí sola. Verbos que son astillas bajo los pies descalzos. La rubia gira y se queda prendida al infinito, tiene la mirada triste, y clavado que no sabe volar. En algún otro hemisferio de la vida, Neptuno se antepone a Marte, y sus ojos marinos desvisten la ternura. Es una ausencia de cuerpo presente. El horóscopo sugiere para Piscis: Carpe Diem, y lo explica con una liviandad que irrita. La gente sabe poco de sí misma. Jugar a los espejos, laberintos en vano que recorre sin prisa. El amor tendrá también su plusvalía. Cápsulas de silencio. La brújula marca un norte equivocado. Mil setecientas millas al oriente de la razón hay un puerto en donde encuentro abrigo. Cómo sobrevivir en un mundo tan lógico. La utopía se debate entre la magia y la aritmética. Salgamos a la calle vestidos de sofisma.

Su alegría con pronóstico reservado. Acaba de atracar mi barco en algún  siglo, y no pienso volver. Esto no se parece en nada a una taberna. Otro café, tal vez éste contenga la clave del misterio. Alguien le extiende un saludo a mi sombra. No puede verme detrás de la cortina. La señora hace persignar a la nena, acaba de estrujarle un acertijo.

 

Todo el mundo se queja del tiempo. Nadie quiere mojarse la conciencia. Quizá la sinceridad sea una virtud, aunque a algunos les parezca violenta. Estoy tan convencido de mis desaciertos que los defiendo con mi mejor torpeza. Que poco sentido de lo práctico, no tengo cura. Puede que cualquier día me canse de ser como creo que soy, y me convierta definitivamente en un propósito. La felicidad es simplemente una gota en los charcos de afuera. El pánico nos hace pasar saltando sobre ellos. Equivocarse será en todo caso una función vital. El corazón soporta todo, menos la quietud. Cuando algo te conmueva corre al televisor, duele apenas segundos, y no vuelvas a pasar por esa calle. La Inquisición moderna quema cartas de amor y alza catedrales a la incomunicación colectiva. Cada cosa en su casillero. El orden ante todo. Que dos más dos sea siempre el mismo cuadrúpedo resultado. Tengo poemas como Caballos de Troya, no los dejes entrar. El tipo de la mesa de al lado apaga el cigarrillo quinientos y decide salir. Termina de envolver su pena en el pañuelo.  Me pregunto si también llueve un poco más al Sur, seguramente. Imagino la frase, ocurrencias de la desolación. Dueño alquila un altillo en el cielo, apto cualquier destino, capacidad para seiscientos libros, cama amplia y balcón a la Tierra. Pecadores de vanidad abstenerse. Hagamos el amor y no la guerra, a pesar de los Harrier que caen en picada.

 

Un reconocido laboratorio de Estados Unidos acaba de descubrir una droga para la seguridad emocional, a partir de esta vacuna todos tendrán resuelta la cuestión. Nada más seguro que no sentir. Mañana Marte se impondrá al Dios del Mar, y la ira del cielo caerá sobre todos los desprevenidos mortales. Construyo puentes que penden de la nada, soy un pésimo ingeniero.

 

Odio la geometría, amo los elementos puros de la química, por favor no respires cerca de mi oído. Bueno sería saber en qué lugar se escondió el sol esta mañana. Un navío de ultramar cruza el meridiano frágil del deseo. No tengo voluntad para un nuevo café.

 

El teléfono, esa mala costumbre. El reloj es el ancla del mundo de las formalidades. Nada puedo decir por temor a que no entienda algo. O tal vez mi máxima pavura es decir algo y que no comprenda nada. En caso de emergencia rompa el vidrio.

 

Pero que quede claro, la vida no es una partida de ajedrez, y si así fuera, entrego el rey con todos sus ejércitos, me declaro en jaque mate vitalicio, en honor a ese instante de derrota triunfal y humana llamada sentimiento.

 

Carpe Diem.

 

Sergio Manganelli

Par VERICUETOS - Publié dans : POESIE/POESIA
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 23:21

HUELLAS/TRACES


 
J’ai tout oublié de mes traces :

Point de ligne, point de surface.

Mis huellas que se desplazan

Con las fronteras que traspaso.

Point de ligne, point de surface

Sur cette place que je trace

Paso a paso traspaso

Los estorbos de mis pasos

Sin dejar huella…

Les traces de mes traces

Que trazo con trazos de retazos :

Atrás dejé mis huellas

Enroulées dans un tapis

Que je replace sur cette surface.

« Traza, traza, traza

Tu casa, tu plaza, tu raza.

 Trace, traces, retrace 

                                    Ta face, ta place, ton espace ».                                   

                                                                                  

 

DIESTRA Y SINIESTRA/ A TORT ET A TRAVERS


 
Diestro el que adiestra

La diestra siniestra

A travers des vers

Qui traversent la guerre

En travelling avant.

En travelling arrière aussi :

A tort ! Car à travers

Tout est plus vert, ouvert…

Pas comme la guerre

Dirigée par une droite amère

Qui sonne comme un tonnerre

A tort et à travers

Cette terre délétère…

Terre, terre, tierra diestra

Sin siniestra,

Puesta en escena

Que nos cuesta.

 

    

CATARSIS/CATHARSIS

 
Lo consumido,

Lo concebido,

Lo reprimido,

Lo oprimido,

Lo no resuelto,

Lo desenvuelto,

Lo que vacila,

Lo que se va.

 

Ce qui se transforme,

En d’autres formes,

Ce qui évolue,

Se perpétue,

Ce qui nous mine,

Nous extermine,

Ce qui murmure

Que l’on mourra.

 

Lo repentino,

Lo paulatino,

Lo que no atino

Y en que patino,

Lo acaecido,

Lo que no he sido,

Lo que se agota,

Y lo que vendrá.

 

Ce qui nous purifie,

Nous vivifie,

Ce qui détone,

Nous abandonne,

Ce qui accroche

Ou n’accroche pas.

Ce qu’on arbitre,

Ce qu’on mérite,

Ce qui s’allume

Et ce qui s‘éteint.

 

SYLVIA CAMELO nació en la Ciudad de Bogotá (Colombia) en 1971. Hizo estudios de Literatura en la Universidad Nacional de Colombia y Estudios de Desarrollo en la Universidad de Ginebra (Suiza). Interesada por la oralidad y por la relación entre arte actual y arte tradicional, mezcla la poesía slam y la narración oral escénica en español y en francés. Para apreciar su trabajo, hay que verla en escena en dos de sus espectáculos actuales: « La serpiente que se muerde la cola » (para adultos) y « Cuentos de la tierra sedienta »(para niños) cuyas fechas están actualizadas en su blog :
http://www.mypace.com/poesieenmouvement.
Y, aunque es oral, su poesía también puede ser leída pues ha sido publicada en la revista Arquitrave de diciembre de 2003 http://www.arquitrave.com, en la Muestra Siglo XXI de la revista Prometeo Digital http://www.prometeodigital.org y en la revista Mundo Hispánico de junio de 2008 http://www.mundo-hispanico.ch.

Par VERICUETOS - Publié dans : POESIE/POESIA
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 16:01

 

Le tirage du livre a été limité à 1000 exemplaires numérotés et j'ai le privilège d'être le possesseur du numéro 0433 grâce à la générosité de l'auteur à qui j'exprime ma reconnaissance. L’édition est convenable, le livre circule par le bouche à oreille et répond aux exigences usuelles de l’impression.

L'auteur est un écrivain colombien prolixe dans différents registres de l’écriture. Ses premières publications datent de 1965 avec la Piedra Pintada. El Gringo del Cascajero, 1968; Cóndores no entierran todos los días, 1971; cette dernière œuvre étant jusqu'à présent son roman phare récompensé et adapté au cinéma. Ont suivi : La boba y el buda, Dabeiba, El bazar de los idiotas, Los míos, El titiritero, Pepe botellas, El Divino, El último gamonal, Los sordos ya no hablan, El prisionero de la esperanza, Perorata, Comandante Paraíso, Las cicatrices de don Antonio, Las mujeres de la muerte, La novela colombiana entre la verdad y la mentira, La tara del papa, Cuentos del parque Boyacá, et La vida es una damier-mierda. Certaines de ces œuvres ont été des lauréats internationaux. L’auteur a été professeur universitaire mais a aussi fait des incursions en politique. Il a ainsi été nommé maire puis conseiller de sa ville natale, Tuluá, député à l'Assemblée du Valle, conseiller de Cali et Gouverneur du département du Valle. Chroniqueur de journaux et de revues, commentateur de radio et de télévision, il profite désormais d’une retraite confortable dans sa propriété d'Alcañiz au bord de la rivière Cauca en Colombie.

La Résurrection des Maudits est une œuvre qui par sa facture répond aux normes du roman mais dont le contenu polysémique la rend complexe. Dès les premières lignes, le lecteur est submergé dans un écheveau du roman noir. Les chapitres suivants plongent le lecteur dans le roman religieux, sujet littéraire d'actualité comme l’illustre Iacobus de Mathilde Asensi publié chez Gallimard qui traite de l'histoire des templiers. Aussitôt le lecteur se retrouve nez à nez avec des éléments du roman policier, la dénonciation, et finalement avec les ingrédients prépondérants qui correspondent au roman de témoignage.

En ce qui concerne les niveaux linguistiques, l'usage du vocable directement extrait de la langue parlée domine. En ce sens, le signifié présente une horizontalité et en toute rigueur, il ne se meut que dans un espace plan. C’est précisément pour cette raison que le lecteur qualifié est confronté de manière immédiate et directe avec la catégorie narrative propre au témoignage, genre qui s'érige dans la parole quotidienne. Il y a plusieurs atmosphères, certaines ténues et d’autres accentuées. Il faut ainsi être attentif pour dénicher les mots propres au langage marginal qui communiquent une atmosphère de transgression gracile. Le descriptif religieux se fait par un emploi marqué du langage sacré, il en est de même de l’utilisation appuyée du langage qui renvoie au témoignage et à la dénonciation. La présence de quelques colombianismes particularise la fiction et la narration en lui conférant une touche d'originalité sur le plan linguistique.

 

Le noir

 

Le roman noir résulte d'une classification que faisait l'écrivain américain, Raymond Chandler, au début du XXe siècle en Amérique du Nord. Il s’agit d’une variante dans le cadre de l'homicide dérivée du genre policier. L'analyse qui se borne à l’étude de l'action criminelle dans ses particularités distinctes et dans les limites d'un événement est insuffisante et donc réductrice. La Résurrection des Maudits introduit le concept de l'Etat et exprime sa volonté manifeste de fonder les plus hautes valeurs humaines du fait que ce thème affecte l’ensemble de la société tout en permettant une lecture profonde catégorielle philosophique du noir dans la transgression comme conséquence de la commercialisation des psychotropes. En gnoséologie, les premiers éléments du noir se trouvent à l’extérieur du sujet, nous les rencontrons dans l'être à deux occasions: dans l'incommensurabilité du cosmos qui appartient à la catégorie de l'infini et où l'accès au noir se fait par voie théorique  donc par voie intellectuelle et dans l'expression finie de l'être qui est saisie par l'expérience et où l'empirique domine ; c'est le cas pour les tempêtes et pour d'autres phénomènes naturels.

C’est dans la finitude de l'être que le sujet fonde l'idée essentielle du noir. C’est dans la manifestation convulsive de la finitude de la nature que le sujet fait ses premiers pas pour élaborer le concept du noir. Concept qui montre au sujet l'élément tragique et ténébreux qui est à l’extérieur de lui sans qu'il ne puisse rien déterminer puisque le sujet est déterminé, soit parce qu’il se trouve à l'intérieur de cet élément ou soit parce que cet élément se dirige vers lui pour l'affecter.

Le second mouvement de ce concept en tant que connaissance est produit par le sujet même socialement d’une part et individuellement de l’autre. En ce qui concerne le social, le noir est un constituant de l'histoire, une catastrophe et pour cette raison, il est une tragédie des actions et de la conduite humaines qui passe à l’Histoire comme transcendance de la douleur. L'action individuelle se concrétise dans un espace et dans un temps défini. C’est dans le cadre de ces paramètres phénoménologiques que la littérature intervient et à travers elle le noir. Contexte dans lequel nous pouvons situer l'œuvre en question en ne considérant que le singulier.

La Résurrection des Maudits se déroule dans la zone du Valle et de ses départements limitrophes en Colombie. Le narrateur fait affleurer le noir et ses contenus macabres, douloureux et tragiques autour des deux axes qui soutiennent l'échafaudage narratif à travers les protagonistes Ramsés Cruz et Guadalupe Lozano et leurs actes personnels. Cependant, ce n’est pas toujours le cas. Les personnages personnifient au départ les guerres privées et contrairement à ce que Balzac disait, que le roman est l'histoire privée des nations, ils sont les protagonistes des guerres publiques qui font rage en Colombie et dont certaines ont débuté à partir des années 70 et dans lesquelles concourent plusieurs facteurs comme par exemple le contrôle du marché des hallucinogènes, contrôle qui s’exerce encore aujourd'hui. La trame amène le lecteur à découvrir le poids de la transgression avec la présence actuelle du noir dans la société colombienne, conséquence du fait que chaque société produit les délinquants qu’elle mérite. En ce sens, le roman est un puits noir comme s'il s'agissait de pétrole brut non raffiné.

 

Un ingrédient religieux

 

Le contenu religieux est un autre des axes fondamentaux du roman en commençant parce le fait qu'il apparaît dans le titre. Il joue le rôle d'une annonce d'un établissement commercial qui met en exergue des contenus spécifiques. Quand appellation et sujets sont mis en relation, le titre devient l'entrée à l'édifice narratif. C'est une réussite du point de vue de la compréhension et de la signification.

Le vocable “résurrection“ renvoie au lecteur plusieurs significations. A la première lecture, il est loisible d'accepter , à cause de la force qu’ a le langage populaire, que ce terme exprime la superstition et le mauvais augure, que la "résurrection" est la phénoménologie qui s’étend de la mort à la vie, résultat du pacte entre le vraisemblable narratif et le langage oral qui forme un reflet des croyances et des mythes populaires. Cependant, la deuxième et troisième lecture dévoilent quelque chose de très différent.

L'auteur se sert de la mandragore, recours fascinant, pour fonder tout un monde littéraire. Il crée une tension afin de préparer le dénouement, grave également les ingrédients qui permettent une lecture délicieuse en amenant le lecteur à s’interroger sur ce qui met la vie en suspens. La première association qui surgit de la lecture superficielle émerge avec le terme “borrachero”, arbuste duquel s’extrait la substance connue populairement en Colombie comme “burundanga” qui produit les effets hypnotiques et la perte complète de volonté.

Seul le fait de la nommer rend la mandragore délicate parce qu'elle est féminine. Son nom provient du grec “mandra“ qui signifie stable et “agauros” qui signifie nocif. C'est une plante herbacée de la famille des solanacées. Parmi les variétés principales, on trouve la “Officinarum” originaire de l'Europe, la “Caulescens” de l’Himalaya et la “Kurcomanica” du Turkmenistán. L'Officinarum qui croît tout autour de la Méditerranée est chargée de légendes depuis l'antiquité, ainsi la sorcière Circé en tirait ses breuvages. Nous sommes ici face à un recours littéraire soigneusement choisi et bien mesuré pour obtenir un effet de premier plan dans l'écheveau narratif. Par sa richesse en alcaloïdes et ses qualités thérapeutiques, somnifères et hypnotiques, la mandragore permet d’entrer en sommeil profond ce que les conseillers et même Ramsés Cruz, personnage du roman, réussissent à découvrir en fouillant l'histoire, mandragore qui a été utilisée pour endormir le Christ, divinité de la religion chrétienne suivant une stratégie politique pour ensuite le faire ressusciter. C’est pourquoi, Ramsés qui se trouvait pris dans la prison de La Dorada, une petite ville de la Magdalena Medio en Colombie, prit la décision de préparer un breuvage et de l'ingère pour aboutir aux mêmes effets, tout cela se déroulant dans un mécanisme narratif complexe dont le lecteur prend conscience.

Le rôle de la mandragore va beaucoup plus loin que la simple anecdote littéraire, c'est l'outil avec lequel le narrateur fait une critique corrosive de la religiosité des Colombiens, phénomène qui produit dans l'enceinte de l'intellectuel, obscénité et chaleur suffocante pour l'intelligence, où même la langue n’est pas épargnée comme l'écrivain Fernando Vallejo le disait adroitement “les Colombiens parlent un langage théologique”. Le retard est tel que dans un pays où la constitution prône les valeurs laïques, son président par croyance ou par démagogie porte parfois sur ses épaules les statues des distinctes vierges dans les processions catholiques. Dans les nations modernes, le sexe et la religion est une affaire privée du ressort exclusif des citadins dans le cadre individuel. Dans l'histoire littéraire colombienne, on trouve peu de cas où la littérature a été un outil critique de l'aliénation idéologique et mentale que les religions produisent. Une des valeurs du nadaísmo (Mouvement littéraire colombien) qui surgit par son audace est de s’être approprié le sens critique dans le domaine de la métaphysique et de l'inclure à ses méthodes mais aussi de le mettre en application dans l‘action personnelle par des railleries et des sarcasmes contre les adeptes de rites.  La Résurrection des Maudits

est un apport pour la pensée qui fera date dans l'historiographie de ce pays.

  

Un élément policier

 

Cet élément est une particularité fondamentale qui a le rôle de renforcement et permet une interrelation entre les axes narratifs de l'œuvre. Sans la présence du crime, la caractérisation du noir reste sans fondement de même que le traitement de la phénoménologie des hallucinogènes. Dans La Résurrection des Maudits, l'acte criminel n’est pas singulier, le narrateur n'a pas pour vocation de se focaliser sur une action de transgression déterminée mais au moyen des différents protagonistes,  comme c'est le cas de l'élimination systématique des avocats ordonnée par Ramsés, Guadalupe et d'autres personnages, il institutionnalise le délit comme l'un des éléments d'existence du trafic de stupéfiants où sont la norme non seulement l’assassinat mais aussi d'autres modalités qui enfreignent pratiquement tout le code pénal colombien avec notamment la corruption et l'achat de fonctionnaires à tous les niveaux ce qui permet d’affirmer que l'argent est puissance réel et le restant pouvoir formel.

 

La dénonciation comme constituant littéraire

 

La dénonciation dans la littérature ne se rattache pas avec la signification que le langage populaire donne à ce terme; il en est de même du langage juridique qui la considère comme l'information de l'autorité compétente d’une violation de la loi. La dénonciation apparaît dans certaines œuvres comme une connaissance inhérente au sujet littéraire, une connaissance esthétique ce qui est un mécanisme gnoséologique distinct pour interpréter et connaître le monde. C'est une connaissance sensible propre à l'œuvre d'art, dont l'appréhension correspond aux valeurs subjectives de l'action littéraire. Le roman par sa nature a la fonction de conter. C'est le milieu par lequel la narration projette et dit des choses au lecteur. Cela ne signifie pas que la seule phénoménologie de raconter soit suffisante. Ecrire dans le niveau de langue que nous examinons est simple, le texte en lui-même manque de transcendance, il est le produit d'un apprentissage des exigences de l’écriture. Un individu peut écrire en respectant les règles grammaticales, orthographiques, syntaxiques et autres, introduire la fiction, le résultat sera un livre mais rien de plus. S’élever à la dénonciation implique de donner un traitement déterminé à certains contenus qui correspondent soit à la collectivité ou à l'individu. La Résurrection des Maudits met en scène le traitement que l'état colombien a donné et continue de donner à la phénoménologie des psychotropes. À la page 154, la dénonciation est claire et nette parce qu'elle ne présente pas d’ambiguïtés ni de codes littéraires qui masquent ce qui est dénoncé: «… Si Ramsés réussissait à s'envoler de cette prison, il allait faire d’une pierre deux coups contre les yankees et surtout Uribe qui s'était agenouillé et qui, sans pitié humaine ou juridique, avait envoyé un à un 650 prisonniers à Miami pour qu’ils y fussent jugés et condamnés de nouveau là où il ne leur servait à rien d’avoir déjà été condamnés et d’avoir purgé des peines pendant beaucoup d'années en Colombie ... » Nous nous trouvons face à un fait direct et évident sans les contenus littéraires que le traitement du genre exige. Ce qui est narré apparaît crument par des teintes exaspérantes dues au caractère des faits. Le lecteur peut palper une aspérité qui présente des risques s’il se hasarde à y passer une main qui serait lacérée par un océan de couteaux dissimulés. Il y en a un qui est affûté comme un rasoir, c’est celui qui a annulé l'état colombien par sa politique d'extradition non loin de laquelle s’évapore la notion de souveraineté. L’énormité du phénomène transforme le contenu de la citoyenneté, le Colombien est international par sa honte et sa douleur, il est citoyen chimérique.

 

La fonction du témoignage dans la littérature

 

Pour faire une analyse de la signification des témoignages de l'œuvre, il semble indispensable de pénétrer dans la complexité du temps littéraire puisque dans la plupart des cas, la littérature se meut dans le passé lointain, proche ou immédiat. En ce qui concerne l'avenir, elle a créé un genre qui lui appartient, le roman de science-fiction ou roman d’anticipation. Quant au présent, la trame se déroule en général dans un présent imaginaire; c'est-à-dire fictif; ici le roman part de la réalité ou de l'imagination pour construire des mondes qui n’ont d’existence que le temps de lire quelques pages, procédé qui en théorie littéraire du roman se classe selon le concept du vraisemblable ou de l’invraisemblable. Il utilise un temps qui n'est pas déterminé par le phénomène de l'objectif, mais il est produit de la fiction. Ce type de temps s'apparente, il s’imbrique avec le temps du roman historique, celui qui ne correspond pas au temps de la certitude de la mémoire phénoménologique avec laquelle travaille l'historien. Nous avons fondamentalement esquissé les temps les plus intéressants que le roman manie. La méthode impose de le faire afin de déterminer le temps inhérent au témoignage. Le témoignage présente sur le plan temporel des différences avec les autres temps utilisés par le roman, cette différence est due aux causes et non aux effets, c’est le temps réel qui délimite le témoignage. Sans ce type de temps, le témoignage ne peut pas se rendre. C'est sa gnoséologie. Pour le comprendre dans son expression objective, le temps réel doit être une catégorie fondamentale et déterminante de la phénoménologie du réel social ou individuel. Il délimite les faits dans son objectivité et vice versa; ainsi les faits rendent appréhensible le temps et le délimitent.

 

C’est-à-dire, être l'un et l'autre pour pouvoir être. C'est ce que l’on appelle dans le langage littéraire empirique le temps des faits réels. La deuxième catégorie qui détermine le témoignage est l'espace qui de manière théorique correspond à l’espace réel où les faits se sont déroulés. Une troisième catégorie est nécessaire et indispensable pour que le témoignage puisse se concrétiser. Il s’agit des faits. Les faits sont l'essence du témoignage. Dans la littérature, cela semble décisif, c'est une phénoménologie capitale parce que ce qui s'impose ici est la réalité. C’est elle qui est déterminante. Donc si ce qui prime est la catégorie du réel ou ce qui revient au même la vérité, la littérature cesse d'exister puisque ce qui lui permet d'être littérature c’est son contraire à savoir la véracité. Si la véracité occupe son espace, l'imaginaire ne peut pas se réaliser. Cela ne signifie pas que la littérature ne soit pas vraie, la littérature est véracité de la connaissance du sujet et de l'être mais elle se fait par la connaissance esthétique ce qui est une voie différente pour atteindre les vrais critères pour connaître le monde. Il est aussi nécessaire de lever le voile sur le fait qu’auteur et narrateur peuvent ne pas être concernés par les faits et peuvent même ne pas être témoins. Le ou les narrateurs peuvent être réels ou fictifs mais non pas les faits. Les points qui précédent font émerger le phénomène de l'alternative littéraire : Comment intégrer dans un texte littéraire des éléments antilittéraires, réalité de l'œuvre analysée ? La réponse que nous apportons est de cataloguer l’œuvre dans la catégorie de la technique mixte comme c’est parfois le cas dans la plastique. Fiction et réalité coexistent dans l'œuvre, elles forment une unité qui se fond en un tout narratif  dans lequel la véracité est secondaire. La vérité testimoniale est dispersée dans La Résurrection des Maudits. À la page 138 deuxième paragraphe, on peut lire: « …comme Uribe ne passait pas une semaine sans envoyer un ou deux Colombiens les mains enchaînées qu’ils soient coupables, narcotrafiquants ou pas, le fantôme grandissait. Il suffisait que le yankee le demandât et sans attendre, il les envoyait avec obéissance. La Cour Suprême aurait pu s’estimer heureuse si elle n’avait que les genoux à terre... » Page 17, un extrait dit littéralement: «  Naturellement, elles ont toutes cru, en commençant par elle, le président Gaviria et ses pacte. Mais quand elles ont vu qu'ils faisaient à Pablo Escobar une cathédrale privée pour l'incarcérer et qu’ils expédiaient son mari et tous les autres diriger le monde tordu des prisons, elles ont commencé à se décourager, à ouvrir les yeux et à se rendre compte qu'elles étaient tombées dans un piège phénoménal… »

Le lecteur trouvera d'autres passages où le conflit des psychotropes en Colombie montre des réalités de la convulsion et de la transgression dans lesquelles  comme nous l’avons cité précédemment la première lecture de surface présente différents contenus du témoignage. On trouve ici le registre politique qui comporte l'action coercitive de l'exécutif, et le registre de la dénonciation avec l’action répressive de la branche judiciaire ce qui provoque des répercussions sur une grande part du tissu social et économique. Les constituants du témoignage sont le résultat des faits. Ils dérivent de chaque événement et en cela sont distincts et ce au sein d’une même œuvre comme c’est le cas dans La Résurrection des Maudits. De plus, ils jouent ici le rôle d’une cale qui renforce le sujet principal. Ils exhalent un parfum de règlement de comptes entre le narrateur et plusieurs personnages directs ou indirects qui ourdent toute la trame. D’un autre point de vue, le roman testimonial travaille inversement les faits par rapport au roman historique. Celui-ci s'érige dans les espaces dépourvus de preuves, dans les zones d'obscurité complète pour l'historien et au moyen de l'hypothèse il s’érige dans ces espaces par la réalisation de faits supposés. Le roman de témoignage est au contraire construit sur le réel irréfutable et même sur ce qui est supérieur à l'image, qu’elle soit issue de la photographie ou du cinéma, du fait que la graphie est la lecture des faits dans leur expression visible mais aussi dans leur contenu invisible et de ce fait inappréhensibles pour l’œil  artificiel de l’objectif.

 

Efer Arocha

Paris, 22 novembre 2008

Par VERICUETOS - Publié dans : CRITIQUE LITTERAIRE
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 15:58

 

Se imprimió en un tiraje limitado de 1000 ejemplares numerados, y tuve el privilegio de ser el poseedor del 0433 gracias a la generosidad del autor a quien expreso mis agradecimientos. De circulación completamente cerrada en una edición decorosa de portada dura con solapa y otras exigencias de imprenta.

El autor es un escritor colombiano prolijo en registros escriturales. Sus textos publicados datan desde 1965 con Piedra Pintada. El Gringo del Cascajero, 1968; Cóndores no entierran todos los días, 1971; siendo ésta hasta ahora su novela cumbre, premiada y llevada al cine. Le siguen: La Boba y el Buda, Dabeiba, El Ba-zar de los Idiotas, Los Míos, El Titiri-tero, Pepe Botellas, El Divino, El Último Gamonal, Los Sordos ya no Hablan, El Prisionero de la Esperanza, Entre la Verdad y la Mentira, Comandante Paraíso, Las Mujeres de la Muerte y La vida es una damier-mierda. Algunas de estas obras fueron premios internacionales. Él ha sido profesor universitario, también ha incursionado en la política como la de ser Alcalde de su pueblo natal, Tuluá. Concejal del mismo, Diputado a la Asamblea del Valle, Concejal de Cali y Gobernador del departamento del Valle. Columnista de diarios y revistas, comentarista de radio y televisión, y ahora vive en buen retiro en su finca de Alcañiz a orillas del río Cauca, todo en Colombia.

La Resurrección de los Malditos es una obra que por su factura técnica, corresponde  rigurosamente al género de la novela; mientras que por sus contenidos es un texto complejo a causa de su polisemia. En las primeras líneas el lector se encuentra ya sumergido en un ovillo de novela negra. En capítulos siguientes se hunde entre rasgos de la novela religiosa, tema literario de actualidad, tal como lo es Iacobus de Mathilde Asensi, sobre la historia de los templarios, publicado por Gallimard. Seguidamente el lector se tropieza con elementos de la novela policial, de denuncia, y finalmente con los ingredientes preponderantes que corresponden a los de una novela testimonio.

En lo concerniente a las texturas lingüísticas, lo dominante es el uso del vocablo directo tomado del torrente oral. En este sentido el signo presenta una horizontalidad, y en rigor, el significante sólo se mueve en un espacio plano. Precisamente por esto, el lector calificado se encuentra de manera inmediata y directa con lo categorial narrativo propio del testimonio, género que se erige en el habla cotidiana. Hay varias atmósferas, algunas tenues y otras acentuadas. Entre las primeras se exige mucha atención para encontrar términos propios del lenguaje marginal que corresponden al ambiente trasgresor. En cuanto a las segundas, muy particularmente en lo descriptivo religioso, se hace uso de un lenguaje sacro, igualmente en la temática testimonial y en la denunciativa. La presencia de algunos colombianismos particularizan lo ficcional y narrativo dándole un toque de originalidad en el plano lingüístico.

 

Lo negro

 

La idea de novela negra resulta de una clasificación que hiciera el escritor estadounidense, Raymond Chandler, a principios del siglo XX en Norteamérica. Variante derivada del género policial suscrita al área del homicidio. El análisis textual que se limite solamente a la acción criminal en los límites de un acontecimiento en sus distintos particularismos, es insuficiente y en consecuencia reducionista. En La Resurrección de los Malditos encontramos una entrada hacia el concepto de estado, como la voluntad manifiesta que acrisola los más altos valores humanos, en razón de que el tema afecta el todo social, dando espacio hacia una lectura profunda categorial de lo negro en la trasgresión, consecuencia de la comercialización de los sicotrópicos. En gnoseología los primeros elementos de lo negro están por fuera del sujeto, ellos los encontramos en el ser en dos manifestaciones: en la inconmensurabilidad del cosmos en la categoría de lo infinito, donde el acceso a lo negro se hace por la vía teórica, y en consecuencia intelectual, y en la expresión finita del ser, la cual es aprehensible por la experiencia, donde lo empírico es lo dominante; es el caso de las tempestades y de otros fenómenos naturales.

En la finitud del ser es donde el sujeto sedimenta la idea de lo negro en cuanto a la esencia. En la manifestación convulsionada de la finitud de la naturaleza, es donde el sujeto descubre su primer paso para la elaboración del concepto de negritud. Concepto que le muestra el elemento de lo trágico y tenebroso que está afuera, sin que  pueda determinar nada, puesto que es determinado, sea por que está dentro o viene hacia él para afectarlo.

El segundo movimiento de este concepto, en tanto que conocimiento, lo produce el sujeto en sí mismo; de una parte socialmente y de la otra individual. En lo que respecta a lo social, lo negro es un constituyente de la historia como catástrofe, y por ello, tragedia de las acciones y conductas humanas, perennizándose como la trascendencia del dolor. La acción individual se concretiza en un espacio y en un tiempo definido. Dentro de estos parámetros fenomenológicos es donde tiene su área la literatura, y dentro de ella la idea de lo negro. Contexto donde podemos ubicar desde la perspectiva de lo singular la obra que nos ocupa.

Espacialmente La Resurrección de los Malditos se ubica en la zona del Valle y departamentos colindantes en Colombia. Lo negro en sus contenidos de macabro, dolor y tragedia, el narrador lo hace aflorar en torno de los dos ejes que sostienen el andamiaje narrativo con el protagonismo de Ramsés Cruz y Guadalupe Lozano en un sentido personal. Sin embargo, no lo es en toda la significación. Personifican en principio las guerras privadas, y contrariando a lo que dijera Balzac, que la novela es la historia privada de las naciones, ellos son personajes de la guerras públicas que se libran en Colombia, que algunas en lo temporal se sitúan a partir de la década del 70, en las cuales confluyen múltiples causas, entre las que se incluye el control del mercado de los alucinógenos, y que no ha terminado hasta la fecha de hoy. Sus hilos ficcionales son senderos que conducen al lector a descubrir el peso de la trasgresión en el sentido de lo negro que presenta hoy la sociedad colombiana, como el resultado de que cada sociedad produce los delincuentes que se merece. En este sentido la novela es un pozo negro como si se tratara de petróleo crudo sin procesar.

 

Ingrediente religioso

 

El contenido religioso es otro de los ejes fundamentales de la novela, empezando porque se encuentra en el título. Él cumple el papel de un aviso de un establecimiento comercial que señala contenidos específicos. Cuando nombre y temas se interrelacionan, el título es la entrada al edificio ficcional. Esto es un acierto desde el ángulo de comprensión y significación.

El vocablo “resurrección” envía al lector de toda la obra a varias significaciones. En una primera lectura, es admisible aceptar por la fuerza que tiene el lenguaje popular que expresa la superstición y la agorería, que la “resurrección sea la fenomenología que va de la muerte a la vida. Resultado del pacto de lo verosímil narrativo con el leguaje oral, y éste como reflejo de las creencias y mitos del pueblo. Sin embargo, una segunda y tercera lectura develan algo muy distinto.

El autor se sirve de la mandrágora para fundir todo un mundo literario como recurso fascinante. Logra una tensión en función del desenlace, igualmente le imprime ingredientes que producen una lectura deliciosa, llevando al lector a preguntarse sobre las propiedades que ponen la vida en vilo. La primera asociación que surge en la lectura de superficie es con “el borrachero”, arbusto del cual se extrae la sustancia que produce los efectos narcolípticos de pérdida completa de la voluntad, conocida popularmente en Colombia como “burundanga”. La mandrágora resulta con el sólo nombrarla más delicada, porque es femenina. Investigando, su nombre proviene de las voces griegas “mandra” que significa estable, y “agauros” nocivo. Es una planta herbácea de la familia de las solanáceas. Entre las variedades principales se encuentran la “Officinarum” originaria de Europa, la “Caulescens” del Himalaya y la “Kurcomanica” del Turkmenistán. La Officinarum que crece en todo el Mediterráneo, está cargada de leyendas desde la antigüedad, comenzando porque de ella sacaba sus brebajes la conocida bruja Circe. Aquí estamos ante el recurso literario cuidadosamente seleccionado y bien medido para lograr un estatuto de primer plano en la madeja narrativa. La mandrágora por ser rica en alcaloides y de calidades terapéuticas, parasimpatolíticas y narcolépticas, con ella se logra lo que en la medicina se denomina el sueño profundo, y que los asesores, y el mismo Ramsés Cruz personaje de la novela, logran descubrir hurgueteando la historia, que fue utilizada para dormir a Jesús, deidad de la religión de los cristianos, en una estrategia política para luego hacerlo resucitar. Por ello, Ramsés que se encontraba preso en la cárcel de La Dorada, una pequeña ciudad del Magdalena Medio en Colombia, toma la decisión de preparar un brebaje y lo ingiere para lograr los mismos objetivos. Todo esto en un intrincado mecanismo ficcional del cual se entera quien lea el texto.

El papel de la mandrágora va mucho más allá de la anécdota literaria, es la herramienta con la cual el narrador hace una crítica impotable a la religiosidad de los colombianos, fenómeno que produce en el ámbito de lo intelectual, obscenidad y un bochorno a la inteligencia, donde no se salva ni siquiera el idioma, como lo dijera acertadamente el escritor Fernando Vallejo “que los colombianos hablan en un lenguaje teológico”. Es tal el atraso en este sentido, que en un país cuya constitución establece los valores laicos, su presidente, sea por creencia o por demagogia carga en hombros en ocasiones, las estatuas de las distintas vírgenes en las procesiones católicas. En las naciones modernas el sexo y la religión es un asunto privado de incumbencia exclusiva de los ciudadanos enmarcado en lo individual. En la historia literaria colombiana se encuentran pocos casos donde la literatura es una herramienta crítica a la alienación ideológica y mental que producen las religiones. Uno de los valores del nadaísmo (Movimiento literario colombiano), que sobresale por su osadía es el haberse apersonado del sentido crítico en el área de la metafísica incluyéndolo dentro de sus temáticas en el actuar personal de sus integrantes, con la mofa y el sarcasmo a los practicantes de ritos. En cuanto a La Resurrección de los Malditos resulta un aporte al pensamiento que será un registro en la historiografía de ese país.

 

Elemento policial

 

Éste es un rasgo indispensable que tiene el rol de reforzamiento y de interrelación entre los ejes narrativos de la obra. Sin la presencia del crimen, la caracterización de lo negro queda sin piso, lo mismo que el tratamiento de la fenomenología de los alucinógenos. En La Resurrección de los Malditos, el acto criminal se desingulariza, el narrador no tiene función de centralizarse en una acción trasgresora determinada, sino que mediante los distintos protagonismos, como es el caso de la eliminación sistemática de los abogados, ordenada por Ramsés, Guadalupe y otros personajes, institucionaliza el delito como uno de los elementos de existencia del narcotráfico, donde no sólo el asesinato es lo caracterizante, sino también otras modalidades que infringen prácticamente todo el código penal colombiano, destacándose la corrupción con la compra de funcionarios a todos los niveles, con lo cual se establece que el dinero es el poder real, y lo demás es el poder formal.

 

La denuncia como constituyente de lo literario

 

La denuncia en la literatura no se relaciona con la significación que el lenguaje popular le da a este contenido; tampoco con el lenguaje jurídico como el acto de poner en conocimiento de la autoridad competente la violación de la norma. La denuncia se encuentra en la literatura en ciertas obras como conocimiento inherente, siendo esto, conocimiento estético que es otro mecanismo gnoseológico distinto de interpretar y conocer el mundo. Es conocimiento sensible propio a la obra de arte, cuya aprehensión corresponde a los valores subjetivos de la acción literaria. La novela por su naturaleza tiene la función de contar. Es el medio por el cual la narración le plantea y le dice cosas al lector. No significa que la sola fenomenología de contar resulte suficiente. El escribir en el nivel en que estamos tratando es lo simple, la grafía por sí misma carece de trascendencia, ella es el producto de un aprendizaje de las distintas exigencias de lo escritural. Un individuo puede escribir bien cumpliendo las reglas gramaticales, ortográficas, sintácticas y demás, y hacer uso de la ficción, el resultado será un libro, pero nada más. Para ascender a la denuncia implica dar determinado tratamiento a ciertos contenidos que corresponden, ya sea a lo social o a lo individual. En La Resurrección de los Malditos la denuncia se encuentra en el tratamiento que el estado colombiano le ha dado y le da a la fenomenología de los sicotrópicos. En la página 154 hay una denuncia clara porque no presenta ambages y no tiene códigos literarios que cubran al denunciado. Veamos: …Si Ramsés conseguía volarse de esa cárcel les iba hacer pistola doble a los gringos y sobre todo a Uribe que se les había arrodillado y sin contemplación humana o jurídica les despachó graneaditos 650 presos hasta Miami para que fuera allá donde lo volvieran a juzgar y a condenar y en donde no les valía para nada que ya estuvieran condenados y llevaran muchos años pagando pena en Colombia…. Nos encontramos frente a un hecho directo y escueto, sin los contenidos literarios que exige el tratamiento del género. Lo narrado aparece de una manera cruda con tintes exasperantes dado el carácter de los acontecimientos. El lector puede palpar una piel áspera que presenta riesgos si se atreve a pasarle la mano la cual le quedaría tasajeada por el mar de navajas que detrás de ellas se esconden. Hay una que tiene un filo de barbera y es la que ha anulado al estado colombiano por la política de extradición, y junto a ella se evapora la noción de soberanía. Por el carácter masivo del fenómeno el contenido de ciudadanía se transforma, donde el colombiano es internacional por su vergüenza y dolor, y ciudadano como quimera.

 

La función del testimonio en la literatura

 

Para hacer un análisis de los contenidos testimoniales de la obra que nos ocupa, resulta indispensable penetrar en la intrincada categoría del tiempo literario, puesto que la literatura, en la mayoría de las veces, se mueve en el pretérito lejano, mediano, cercano o inmediato. En cuanto al futuro ha creado un género que le es caracterizante, la novela de ciencia ficción o conocida también como de anticipación. En lo que respecta al presente, lo dominante ha sido su desenvoltura en un tiempo imaginario; es decir, fictivo; aquí lo novelado parte de la realidad o de la imaginación para construir mundos que sólo tienen existencia en la hoja escrita, o sea, lo que en teoría literaria se clasifica con el concepto de lo verosímil o inverosímil en la novela. Ella hace uso de un tiempo que no está determinado por el fenómeno de lo objetivo, sino que él es un producto de lo ficcional. Este tipo de tiempo se emparienta, o dicho de otra manera, se interrelaciona con el tiempo de la novela histórica el que no corresponde al tiempo de la certeza de la memoria fenomenológica con la cual trabaja el historiador. Hemos boceteado en lo fundamental los tiempos más interesantes que maneja la novela. Lo hacemos por razón de método para lograr delimitar el tiempo inherente al testimonio. El testimonio presenta en lo temporal contenidos de diferenciación con los demás tiempos usados por la novela, y el motivo es causal, a él lo delimita el tiempo real. Sin este tipo de tiempo, el testimonio no puede darse. Esa es su gnoseología. Para comprenderlo en su expresión objetiva, él es una categoría fundamental determinante de la fenomenología de lo real social o individual. Él delimita los hechos en su objetividad, y viceversa; los hechos muestran haciendo aprehensible al tiempo que los delimita. O sea, ser el uno y el otro para poder ser. Es lo que en el lenguaje literario empírico se le conoce como el tiempo de los hechos reales. La segunda categoría que determina el testimonio es el espacio, el cual enunciado teóricamente corresponde a la ecuación anterior sobre lo temporal. Una tercera categoría es necesaria e indispensable para que el testimonio pueda concretarse. Ella son los hechos. Los hechos son la esencia del testimonio. En literatura esto resulta decisivo, es una fenomenología capital, porque aquí lo que se impone es la realidad. Ella es la que determina. Entonces, si lo que decide es la categoría de lo real, o lo que es lo mismo la verdad, la literatura deja de existir, puesto que lo que le permite ser literatura es su contrario, la veracidad. Si la veracidad ocupa su espacio, lo imaginario no puede realizarse. Esto no significa que la literatura no sea verdad, la literatura es veracidad del conocimiento del sujeto y del ser, sólo que la acción del conocer se logra mediante el conocimiento estético, que es una vía diferente para alcanzar los criterios de verdad para conocer el mundo. Otro punto que es necesario clarificar es el de que tanto autor como narrador, pueden no estar involucrados en los hechos e inclusive ni ser testigos. El narrador o los narradores pueden ser reales o ficticios, pero no así los hechos. Los puntos anteriores nos descubren el fenómeno de la disyuntiva literaria: Cómo integrar en un texto literario elementos antiliterarios, realidad de la obra en discernimiento. La salida que hemos encontrado a la situación es catalogarla en la clasificación de la técnica mixta, como ocurre en la plástica. Coexisten en la obra ficción y realidad, formando una unidad que se funde en un todo narrativo, en la cual la veracidad es secundaria. En cuanto a la verdad testimonial en La Resurrección de los Malditos, la encontramos dispersa. En la página 138, en el segundo párrafo, se lee: …como Uribe no pasaba una semana que no mandara con las manos encadenadas a uno o a dos colombianos fueran o no culpables, fueran o no narcotraficantes, el fantasma crecía. Bastaba con que el gringo los pidiera y ahí mismo, obedientemente, los enviaba. La Corte Suprema era peor de arrodillada… . En la página 17 hay un pasaje que a la letra dice: Por supuesto todas empezando por ella, le creyeron al presidente Gaviria y a sus pactos pero cuando vieron que a Pablo Escobar le hicieron su catedral privada para recluirlo y a su marido y a todos los demás los mandaron a manejar el torcido mundo de las cárceles, comenzaron a desfallecer en su empeño, a abrir los ojos y a darse cuenta que habían caído en una fenomenal trampa

El lector encontrará otros pasajes donde el conflicto de los sicotrópicos en Colombia son realidades de lo convulso y trasgresor, en los cuales como en los antes citados, en la lectura de superficie se hallan diferentes contenidos del testimonio. Un elemento presente aquí es el registro político que contiene la acción coercitiva del ejecutivo, y de denuncia, a causa de la acción represiva de la rama judicial, con repercusión en un considerable tejido de lo social y económico. En lo que se relaciona con los contenidos testimoniales, éstos son el resultado de lo sucedido. Se derivan del ahí del acontecer, y por ello son distintos en cada caso, inclusive dentro de una misma obra como sucede en La Resurrección de los Malditos. Aquí, además, son como una cuña que refuerza el tema principal. Igualmente exhalan un perfume de ajuste de cuentas entre el narrador y muchos de los personajes directos o indirectos que urden toda la trama. Desde otra perspectiva, la novela testimonial trabaja inversamente los hechos en relación a la novela histórica. Ésta se erige en los espacios carentes de registros en las zonas de completa oscuridad para el historiador, y mediante la hipótesis cubre espacios con la realización de hechos supuestos. Por el contrario, la novela testimonio se construye en lo real inobjetable, inclusive en aquello que es superior a la imagen, sea ésta de la fotografía o de una filmación, en razón de que el signo gráfico es la lectura de los hechos en su expresión visible, pero también en los contenidos invisibles, y por ello inaprehensibles para el ojo artificial lumínico.

                                                                                                  Por Efer Arocha

                                                                                                  Paris, 22 de noviembre de 2008

                                                                                                              

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Ya esta a la venta la entrega No. 77 de Puesto de Combate, dedicada al maesto Hector Rojas Herazo. en esta entrega tambien publicamos una muestra de varias poetas colombianas, cuentos, ensayos y entrevistas.

DIRECTOR :  milciadesarevalo@gmail.com

 

   

Esta es la portada de la entrega No 76 de Puesto de Combate, número con el cual festeja 39 años de vida. Contiene un homenaje a Miguel Mendez Camacho, una selección de Literatura Contemporanea del Depto del César, entrevistas a Dereck Walcott, Fernando Cruz Kronfkly y Eduardo Garcia Aguilar, Poemas, cuentos y Reseñas.
De su apoyo depende su permanencia en el mundo .

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